mardi 7 juin 2011

Madrid, Madrid

Depuis le jour du Saint de la Capitale "SAN ISIDRO" (15 Mai), la Puerta del Sol est occupée par des éléments incontrôlés. Ils se font appeler "Los Indignados". Les politiques, bien sûr, n'ont rien fait avant le 22 Mai, jour d'élection en ESPAGNE. Pas plus d'ailleurs qu'après le par-dessus qu'il viennent de prendre. Mais en serait-il autrement avec des politiques ne cherchant qu'à sauver leur assiette au beurre ?

En attendant ces Indignados dérangent tout le monde et les commerçants de la Puerta del Sol en premier. Seuls sont satisfaits les marchands de bocadillos et de coca. Cela pour dire que notre monde taurin tourne lui aussi dans le mauvais sens. La "CATEDRA" del toreo aussi.

Depuis le début de la Feria nous avons assisté à un défilé de bloc de marbre avec de la présentation certes, mais c'est tout. Un toro de Ventorillo pour TALAVANTE, un de Juan Pedro DOMECQ le jour où Juan Bautista passe complètement à côté. Après la déconfiture des toros de CUVILLO le retour du bâton ne s'est pas fait attendre. Les braves présidents de corrida remplis de certitude ont refusé des lots de toros par wagons sous prétexte de pauvre présentation. L'éleveur de Garcigrande a dû présenter 13 toros pour passer le reconecimiento des vétérinaires de las Ventas. PLus tard, deux toros de CUVILLO ont été remplacés par des toros d'Ortigao COSTA, qui comme chacun sait sont des "toros de garantie" ...Gentillesse du public pour des toreros qui se font rappeler à l'ordre pour ne pas se centrer (Manzanares) qui tue certes bien, mais après une faena légèrement décousue (2 oreilles). Mouvements dans le public sans respect, s'invectivant d'un tendido à l'autre. Enfin, tout ceci est le reflet d'une époque où le pain et les jeux règnent en maître.

Mais subsiste toujours l'hôtel taurin LE WELLINGTON. Ici tout paraît feutré. Rencontre entre apoderados, empresas, nombreux français ceux-là préparent leur feria parfois importante, certains manquent à l'appel.....Grande classe dans le salon du rez-de-chaussée. Le buste de son créateur Baltasar IBAN VALDES est désormais placé au premier étage dans un recoin près de l'escalier d'accès à la piscine, encore faut-il le voir. Autre signe d'un temps révolu. Mais ne gâchons pas le plaisir d'un séjour dans cette belle capitale où nous retournerons toujours avec plaisir.

JT

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