samedi 26 mars 2011

Valencia


Les Fallas de Valencia viennent de se terminer. Et ce n'est un secret pour personne que le "Fracaso ganadero" a été total. Les divers sites taurins et notamment Mundotoro aura beau nous expliquer que les lots de toros auront été "intéressants et complets" il est indiscutable qu'à Valence un nombre incalculable de toros sans caste, sans force, sans race et sans présentation sont sortis en piste. Ceci étant dit, un fait m'intrigue bougrement : c'est l'abordage virulent qu'a effectué André Viard dans ses éditos au sujet de la Féria de Valencia. Dans un premier édito, il nous a "explosé" Ricardo Gaillardo et son élevage de Fuente Ymbro pour la médiocrité de son bétail, et dans un deuxième temps il a réglé son compte à Simon Casas, empresa, pour son optimisme aveugle.

Que se passe-t-il mon cher André? Prendriez-vous le risque de devenir un "homme de vérité"? Ou alors y-a-t-il des comptes à solder...?

Tout cela m'interpelle, car j'avoue être en parfait accord pour crier avec le landais que le Ganadero de Fuente Ymbro est un "sin verguenza". Voir ces toros avec leurs "fundas" élevées dans des enclos ridicules qui les font ressembler à des veaux en batterie me procurent une peine immense. Comment peut-on soutenir que notre passion est basée sur le combat d'un animal sauvage quand on voit les pratiques du Senor Gallardo ? Tout bon aficionado, devrait boycotter ce genre de corrida. Quant à moi, dès que s'annonce des toros de Fuente Ymbro, et bien je tourne les talons et je vais dépenser mon argent ailleurs.

Le combat pour la vérité en tauromachie est une lutte difficile et de longue haleine. Et si le patron des Terres Taurines s'y rallie "enhorabuena", car nous avons besoin de tous les bons appuis.

BDA

jeudi 10 mars 2011

Ruiz Miguel


Vouloir être ce que l'on a jamais été, n'a jamais mené plus loin que les commentaires minables de la TV andalouse. Comment toi, es-tu devenu un paladin de toro bonito qui a du rythme alors que tu n'as jamais su toréer le toro facile ?


Le rythme n'est que celui que le torero donne à l'animal. Hier nous en avons eu la démonstration à Ubrique: Quatre toros, devant deux drôles de swingueurs (Jesulin et Conde), s'affalant à qui mieux mieux dans un rythme parfait. Heureusement le sixième était - quoique faible - mansito et manquait de rythme, il a réinventé ce vocabulaire désuet que nous aimons tant "rythme = embestida". C'est Luque qui a su lui donner non pas du rythme, mais de la cadence et de la sincérité à l'estocade.


Ruiz Miguel, ta statue à Vic Fezensac représente un belluaire... Pourquoi vouloir être figurita?


M. de G.

jeudi 3 mars 2011

Dia de Andalucia



Lundi dernier à Ubrique se donnait la première corrida télévisée sur Canal Sur pour le "Dia de Andalucia". Rendez-vous était donc pris avec mon "ami de Guéry" pour assister ensemble à cette corrida en direct à la télévision. Nous étions, bien entendu, pas très convaincus par le cartel proposé, Jésulin, Javier Conde et Daniel Luque contre des toros de Fuente Ymbro, mais bon... Vamonos.


Je vous avoue qu'au bout de trois toros j'ai abandonné ne pouvant plus supporter le pitoyable spectacle offert par des toros en dessous de tout, minables en tout sens, et en plus il fallait supporter les commentaires exaspérants des deux bouffons de Canal Sur. Pour Enrique Romero et Ruis Miguel il n'y avait que bonté dans les charges, classe, suavité, rythme, pour qualifier des "merdes" de toros tenant à peine sur leurs pattes. Basta, je me suis tiré plantant mon compagnon, mais trop c'est trop.


Le lendemain je regarde les commentaires de la corrida d'Ubrique sur le net : Stupéfaction!


Mundotoro: Maurice Berho: "Una notable corrida de Fuente Ymbro, lo mas positivo del festejo ha sido sin duda el buen comportamiento de los toros de Fuente Ymbro.


Cope: "Toros de Fuente Ymbro corectos de presentacion y de buen juego en conjunto."


Aplausos: "Una buena corrida de Fuente Ymbro que mezclo animales de gran bondad y calidad."


Je me suis demandé alors, quel était l'intérêt de tous ces médias de falsifier la réalité. Tous ces gens là sont-ils menteurs, sont-ils à la solde de je ne sais qui...? Je ne comprends plus rien si ce n'est qu'à force de légitimer ce genre de spectacle pitoyable, ces responsables taurins bradent notre passion et facilitent le travail des antis.


BDA

vendredi 18 février 2011

Julio Robles


Cela a fait dix ans le 14 janvier dernier que Julio Robles nous a quittés. On se rappelle tous, de la grave blessure qu'un toro de Cayetano Munoz lui infligea dans nos arènes de Béziers. Après plus de dix ans de combat contre la tétraplégie Julio Robles décédait dans sa bonne ville de Salamanque. Si l'année dernière nous fêtions les 10 ans d'alternative de Sébastien Castella, il serait de bon ton que l'empresa biterroise organise une commémoration, afin de ne pas oublier ce torero, que nous avons tous beaucoup aimé. Au-delà de tout reste le souvenir...
http://www.dailymotion.com/video/xcc05m_julio-robles-con-pitinero-de-atanas_creation
BDA

jeudi 17 février 2011

Pescalune



Le toro Pescalune d'Hubert Yonnet, gracié le 21 juillet 2002 dans les arènes de Lunel par Emilio Laserna, est mort. Pourquoi rendre hommage à ce toro ? Tout simplement parce qu'il est rare de gracier un novillo et celui-là prit quatre grosses piques et renversa deux fois la cavalerie. On est loin des indultos actuels où l'on gracie un "torito" après qu'il ait pris un demi-piquotazo et montré une toréabilité doucereuse. Avec Pescalune, nous étions dans le triptyque "caste, poder, fiereza", que nous essayons de promouvoir sur ce blog.

BDA

lundi 14 février 2011

Veedor




VEEDOR ? Du verbe veer (voir) celui qui voit, regarde, enregistre pour les autres. Profession incontournable pour le monde taurin.Travaillant en amont dans le campo tant pour les empresas que les toreros, mais avec des yeux différents certes. Ce sont souvent d'anciens professionnels taurins matadors, banderillero. Il existe dans cette profession des dynasties comme "El Potra" Miguel CRIADO père et fils, Emilio MORENO père et fils, Julio PEREZ "Vito Padre Hijo y Nieto (Petit Fils)".
Il faut être animé d'une grande passion pour parcourir le campo à partir du mois d'octobre pour commencer à resenar (noter, voir, faire un compte-rendu des toros possibles pour la temporada suivante) dans la pluie, le froid, la chaleur. Leur premier travail étant de défricher pour les empresas, les matadors pour lesquels ils travaillent, en fonction des arènes et du niveau des toreros. Après le choix définitif par les diverses parties, ils accompagneront les lots de toros jusqu'à l'embarquement.
Il faut une grande aficion et un amour du campo pour exercer cette profession, qui permet aux anciens matadors ou subalternes de rester dans le milieu et continuer à vivre leur passion. Certains sont attachés directement à une empresa comme "Florito" Florencio FERNADEZ (MADRID), Santiago ELLAURI co-apoderado du CID (SEVILLE), d'autres travaillent pour plusieurs arènes comme Fidel SAN JUSTO ancien matador retiré qui règne sur le Campo Charro, veedores de figuras comme Julio Vega "Marismeno" ancien matador de toros, Manuel RODRIGUEZ BLANCO "El Mangui" qui termina sa carrière comme banderillero.
Tous ces hommes détiennent une influence certaines dans le Mundillo, plus importante que l'on ne croit, car ils ont la confiance de leurs employeurs et sont écoutés par les ganaderos.


JT

samedi 22 janvier 2011

Cuadrilla



Curo Molina, péon de confiance depuis bien des années de notre torero biterrois Sébastien Castella, range le costume de lumières en raison de problèmes physiques. Le bon Curo pour rester dans le Mundillo devient apoderado de Javier Conde. Bien du courage, car la brega du fantasque Javier ne doit pas être une sinécure.


Quand à Sébastien Castella, il profite de l'inter-saison pour changer tous ses banderilleros. Elle se composera pour la temporada 2011 de: José Chacon, Javier Ambel et Vicente Herrerra.


Wait and see...


BDA